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"De la musique avant toute chose"
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Un fantôme dans mon esprit luit
Ses yeux hantent chacune de mes nuits
Je les vois, tel un aimant ils m’attirent
Et sans un bruit, brisent chaque sourire
Un fantôme dans son cœur lointain pleure
Seul, il sanglote de froid et de peur
S’enivrant de souvenirs parfumés
Qui l’étouffent de leurs deux mains glacées
Quatre ans sous les ponts se sont écoulés
Et toujours dans le ciel bleu étoilé
Se dessine son beau visage d’ange
Dont l’absence tout doucement me ronge
Tout à l’heure, j’ai ouvert un flacon de parfum. Doucement, des pétales de rose sont venus me caresser les narines, et, sous mes yeux déjà lointains, tout un ruisseau de souvenirs a pris vie, déversant sur son passage des nuées de perles. Je me souviens de toi, « le jeune homme pas comme les autres » comme je t’appelais dans mes rêves ; je me souviens de tes cheveux ensoleillés et de tes yeux miroir du ciel d’été. Je me souviens de tes lèvres fines comme un pétale de rose et de ton visage qui rivalise avec celui des anges. Je te connaissais sans pourtant te connaître… J’étais tétanisée devant ce sentiment nouveau qui venait d’exploser en moi. Exploser est bien le mot : le choc fut rude, bouleversant, mais infiniment enivrant. Mais tout ceci était loin, là-bas, de l’autre côté de la mer Méditerranée. Dans l’avion je te perdis de vue, et je me perdis dans les nuages… Une esquisse de ton visage à l’aéroport, puis le vide… Mes pensées sont restées tournées vers toi, jusqu’à ce que, le jour de la rentrée, je te revis, là, sous le préau fermé du lycée… Mon cœur battait si vite que le décollage vers les cieux n’était pas loin. Tu étais là ! Puis les jours et les mois ont passé, je n’ai pas osé te parler, ou si peu… Et depuis, même si mon cœur a chaviré sous d’autres yeux, je vis sans cesse dans l’espoir d’un jour te revoir. Je ne t’ai pas oublié, et jamais je ne pourrais oublier ce jour, une assiette entre les mains, ce jour où je te vis (pour la toute première fois ?...)
Il y a des soirs comme ça où tout se mélange, où j’ai peur de tout, peur de la lumière, peur du noir, peur des livres qui m’entourent, peur même de mon violon. Il y a des jours comme ça où je ne sais plus où je vais, alors j’ère, j’ère sans fin dans le néant qui m’aspire. Ses mains tantôt glacées tantôt brûlantes se crispent sur mon cou ; il épuise mon souffle qui doucement se tait. Je n’aime pas cette sensation de malaise et de vertige.
La vie perd parfois toute magie, si bien que même la goutte d’eau redevient une simple goutte d’eau, elle n’est plus qu’une forme ronde et luisante. Il y a des jours comme ça où plus rien ne parle, et c’est alors que la solitude m’empoisonne lentement… je veux continuer à entendre la goutte d’eau chanter sa beauté et sa pureté, je veux continuer à me perdre dans ce monde enchanté. Mais je sais aussi que vivre dans ce monde n’est pas toujours bon et qu’il peut même devenir destructeur… Comment sortir d’un paradis fictif et dévastateur pour entrer dans l’enfer menaçant mais bien réel ? Je ne sais pas, il faudrait pourtant que j’en trouve la sortie pour trouver ma place… mais si la porte se fermait à jamais derrière moi ? Et si je ne pouvais plus me cacher là-bas ? Et si je n’avais pas la force de rester dans un monde où l’on ne se pose pas ces questions qui peuvent paraître si futiles ? Et si… ?

"La musique exprime ce qui ne peut pas être dit et sur quoi il est impossible de rester silencieux."
(Victor HUGO)
"Visez toujours la lune. Même si vous ratez, vous atterrirez parmi les étoiles."
(Les BROWN)
"Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même : il n'a pas fini de s'amuser!"
(Joseph FOLLIET)

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